Jardins et Quartier

Cultiver des liens aux jardins des Délices

Être en lien avec d’autres associations de jardins, c’est l’occasion d’échanger et partager de belles expériences.
Dimanche 22 septembre 2019, pour la 2ème Journée Jardins Urbains Ouverts organisée par Genève cultive, notre association a participer à une journée baignée de soleil et de poésie.

Nelly Uzan à l’entrée de la parcelle abritant les jardins des Délices

La comédienne Nelly Uzan (sur une proposition d’Hèléne David) nous a émerveillé et guidé dans une déambulation poétique, du haut des escaliers du Musée Voltaire jusqu’au cerisier du jardin et des bancs à l’ombres des arbres. Le public ravi d’écouter des paroles en écho avec les plantes, les fleurs, la vie au jardin, a profiter de rencontrer plusieurs membres de notre association. Cette journée très sympathique nous a offert de tisser des liens avec d’autres acteurs et actrices animés cette même joie que nous tous retrouvons, à jardiner ensemble.

”En avril ne te découvre pas d’un fil”

Jardins des Délices Genève
Préparation de bombes à graines devant le musée et Institut Voltaire, 2016

Nous suivons ce conseil en gardant nos plantons encore bien au chaud. Cela ne nous a pas empêché d’être actifs aux Jardins durant ce mois d’avril; plantant poireaux, patates, pois mange-tout et d’autres légumes dont le nom ne commence pas par P. Nous avons aussi fabriqué, avec des familles voisines, des bombes à graines, installé une nana à insectes, et nettoyé les alentours de notre parcelle et du Clos Voltaire en ramassant des centaines de mégots de cigarettes et autres déchets.

Vous avez été nombreux à participer à notre assemblée générale le 13 avril 2016. Ce rendez-vous a été l’occasion de parler de questions concernant les jardins urbains en général et nos délicieux Jardins à nous sous le titre “Jardins et Quartier – cultiver des liens aux Délices?”

Jardins et Quartier – cultiver des liens aux Délices? Points forts de la discussion

Pierre Chappuis, du Service social de la Ville de Genève, a présenté la trentaine de potagers urbains existant en Ville de Genève. Il a parlé du rôle que peuvent jouer ces jardins dans la création de liens, la réduction de tensions sociales, l’intégration de populations potentiellement marginalisées (requérants d’asile par exemple). Il a décrit comment les jardins peuvent augmenter la beauté d’un quartier, se référant au soin que portent les jardiniers à leur activité.

Robert Mikolajewski a évoqué les tensions qu’on peut observer dans les jardins urbains en Suisse romande, basé sur son étude intitulée Potagers urbains, phénomène d’actualité à multiples facettes.

Magali Feller, membre fondatrice de l’Association les Jardins des Délices, a présenté quelques-unes des valeurs de l’Association. Elle a rappelé à quel point nous avons été ambitieux à vouloir intégrer dans notre projet la biodiversité (y compris l’accueil d’un hérisson lors de notre tout premier apéritif, organisé pour célébrer la création des jardins), la culture (au sens large, incluant nos envies et réalisations artistiques et esthétiques tout autant que la culture de fleurs et de légumes) et les rencontres.

Marc Coulibaly, Conseiller en Action communautaire (UAC) à la Ville de Genève a mentionné quelques-unes des difficultés de cohabitation autour des Jardins des Délices, notamment la présence de chiens très vifs souvent sans laisse, et indique que les problèmes de voisinage se résolvent gentiment.

Une participante a évoqué le rôle de quelques habitants de la résidence Cavour (EPI), qui cultivent fleurs et herbes aromatiques dans un bac aux Jardins des Délices. Un autre participant a attiré l’attention du public sur la récente création de potagers dans le parc des Franchises, à Châtelaine.

Une personne du public a questionné la qualité de légumes produits en pleine ville: la pollution de l’air affecte-t-elle la qualité des légumes? Question à creuser par les jardiniers urbains!

Une jardinière de notre jardin voisin le Pot’à’Jean a partagé son avis que si le jardinage collectif fait sens pour les jardiniers des Délices, ce n’est pas le cas pour tous les jardiniers urbains. En effet, pour un(e) jardinier(e) souhaitant observer et améliorer sa production personelle, ce qui est son cas, une parcelle individuelle est préférable. Elle rappelle que le Pot’à’Jean fonctionne dans un esprit de partage, même si des parcelles individuelles existent.

La discussion a continué autour d’un verre. Merci aux usagers de l’Espace de Quartier du Clos Voltaire, qui ont agrémenté l’apéritif qui a suivi la discussion de leurs contributions culinaires délicieuses, très appréciées!